quelques idées de jeux de rôles
Le jeu de rôles est une bien belle chose.
Certains se sont formés avec le marxisme-léninisme. Pour nous ce fut manuel du maître du Donjon qui posa les fondations de notre vision du monde. Encore aujourd'hui, en cherchant ma chaussette, je fais un jet de TOC. Je rate mon jet de baratin quand j'oublie ton anniversaire. J'y reviendrais.
Pour rendre à ce noble passe-temps un peu de la joie qu'il m'a donnée, je propose à qui veut les canevas de jeux de rôles suivants :
"Guildes" un jdr médieval-socialiste où les joueurs sont invités à faire progresser l'égalité au sein de leur communauté. La réussite d'une campagne se mesure au progrès social enregistré à l'issue de celle-ci. Les points d'expérience sont partagés dans le groupe, selon des règles laissées à l'appréciation des joueurs. En fait, toutes les règles sont laissées à l'appréciation des joueurs qui peuvent à tout moment convoquer une assemblée générale.
"Sacrifice" un JDR où le but est de réussir sa mort. Les étapes se jouent de façon déchronologique en partant de la mort et en lui donnant sens au gré des rencontres du joueur. Un personnage pourra ainsi trouver la mort en chutant d'un dirigeable alors qu'il tentait de rattraper un objet. Que faisait-il dans un dirigeable ? Quel était cet objet et pourquoi y tenait-il tant ? Particulièrement adapté au parties One-shot avec personnages prétirés, ce jeu demande, dans d'autres circonstances, des trésors de créativité au MJ pour maintenir la cohérence sans susciter l'ennui.
"Temps mort" est un jdr qui invite les joeurs à enfiler le costume d'un super héros, mais dont l'action se situe entre ses aventures. Le héros doit gérer sa vie de famille, professionnelle et amicale en dissimulant ses réelles activités. Les séquences incluent le petit déjeuner, le choix du costume, le trajet pour aller au travail, le travail proprement dit, la pause déjeuner, etc....Toutes les aventures sont jouées sur le mode de l'ellipse et leurs conséquences éventuelles sont tirées aléatoirement sur des tables (Qu'avez-vous sauvé, de quel méchant avez-vous déjoué les plans, quelles blessures avez vous éventuellement récolté dans l'action et combien de temps avez-vous été absent) Plus important, sera ce que vous avez manqué en allant sauver les passagers de cet avion en flammes, et la manière dont vous allez vous y prendre pour gérer cette situation complexe avec la blonde de la compta qui en pince pour vous et votre chef qui n'en peut plus de vos absences.
Dans le même ordre d'idées, dans "Pendant ce temps au village", les joueurs jouent les villageois résidant à côté du dongeon où se déroule une aventure classique : aubergiste, forgeron, vieil homme avec une carte...Le but consiste à faire fructifier le village, dont l'activité économique dépend largement du passage de ces lourdauds d'aventurier, qui viennent dépenser leurs pièces d'or en potions, armures, etc. mais attention, il ne faut pas qu'ils deviennent trop puissants, au risque de nettoyer complètement le donjon des forces du mal, vous privant ainsi par là de votre rente. Attention, les aventuriers sont mal élevés. Ils peuvent déclencher des bagarres ou s'étonner que vous ne leur donniez pas votre fille comme récompense pour avoir "sauvé votre village des griffes de Micromaxor"
Enfin, "Fatum" le jeu de rôle de la nécessité : tous les jets de dés de la campagne sont tirés en amont et connus de tous, action par action. Le joueur se borne à revivre une suite d'échec et de réussite déjà écrites et à en ressentir les effets.
Au début de l'action, le joueur consulte la Pythie (dont la forme peut varier selon l'époque choisie : cartomancienne, vraie pythie grecque, animal parlant psychopompe ou SMS mystérieux). Il tire une centaine de jets de dés pour être tranquille et en note les résultats dans l'ordre. Il écope en outre d'une prophétie vague ("tu apporteras malheur et désolation en Franche-Comté" ou plus précise "tu Tu coucheras avec une micheline native du deuxième décan du bélier, vous aurez une fille nommée Lou-Inès qui arrivera deuxième au concours de Miss Franche Comté"). Il s'agit ensuite de jouer des aventures classiques de votre choix, à charge pour le joueur de placer les actions dans le bon ordre pour ne pas rater une épreuve importante.
...
Lire six minutes par jour améliore la santé ? pas sur !
Entourés d’écrans noirs, tactiles ou géants, on n’en oublie parfois
d’ouvrir un livre et de respirer la bonne odeur qui s’en dégage. Pourtant, se plonger dans la lecture d’un ouvrage renforcerait nos
capacités mentales et réduirait le stress de 68%. Une étude publiée en
2009 par l’Université du Sussex (Royaume-Uni) affirme même que la
lecture est le moyen le plus efficace de combattre ce fléau, devant la drogue, un bon vieil orgasme ou même une boisson chaude. Le miracle ? Il suffirait
d’à peine six minutes de lecture pour ralentir le rythme cardiaque et
apaiser les tensions dans les muscles.
Évidemment, la question de ce qu'il est possible de lire à raison de 6 minutes par jour reste non-résolue à ce jour. Interrogé sur le sujet, un formateur en design thinking de l'université Paris Dauphine, qui s’astreint à cet épuisant exercice depuis maintenant un an, s'avoue déçu :
J'ai commencé par les mémoires d'Outre-Tombe, mais franchement j'en voyais pas le bout. Alors je suis passé sur quelque chose de plus actuel, de plus punchy. Ca m'a pris environ huit mois pour finir Révolution de Emmanuel Macron. Forcément, comme je m'arrête au bout de six minutes, je n'ai pas le temps de lire grand chose, du coup je ne retiens pas ce que j'ai lu et je suis obligé de relire dix fois le même passage. C'est épuisant.
Une étude menée en parallèle prouverait en outre que lire six minutes par jour, non seulement ne ralentit pas significativement la marche inexorable du temps avec son cortège de désillusions, mais ne rend pas non plus moins con, ni même plus cultivé. En revanche, le mouvement oculaire régulier que nécessite la lecture permettrait une meilleure régulation de l'activité cérébrale et augmenterait donc de manière significative la durée de vie des individus, qui rappelons-le, seront donc, en moyenne et toute chose égale par ailleurs, toujours aussi cons, mais pendant plus longtemps.
Bien sur, dans l'absolu, lire apprend des choses, mais il faudrait exposer les sujets à des doses de connaissances massives et beaucoup plus concentrées que 6 minutes d'Agnès Martin Lugand par jour.
Interrogée sur son incapacité à lutter contre le cancer, l'intolérance et la monté des extrêmes, Anna Gavalda n'a pas souhaité s'exprimer.
Néanmoins et quoi qu'il soit difficile de conclure à un effet positif de la lecture, nous ne saurions trop vous conseiller de lui faire une place dans votre emploi du temps, comme dans l'exemple ci-dessous (colonne de gauche, par contre)
Néanmoins et quoi qu'il soit difficile de conclure à un effet positif de la lecture, nous ne saurions trop vous conseiller de lui faire une place dans votre emploi du temps, comme dans l'exemple ci-dessous (colonne de gauche, par contre)
Bouquet
J'étais boulimique de lectures
je lisais tout ce qui me tombait sous la main
je devais essayer de comprendre, faire mon deuil du réel pour le transfigurer
dans la langue
le réel
Ce n'est pas de la littérature, c'est de la sociologie
donner un sens plus pur
dans mon travail j'essaie
c'est très important les mots
le goût des mots
aujourd'hui personne n'a plus
et moi j'essaie de résister à l'air du temps
la connerie ambiante
détruire en nous
la vraie vie, c'est la littérature
c'est un acte, vous savez, quelque chose de physique
on écrit avec son corps
je trace des lignes de forces, de fuite, des diagonales, des tangentes. J'oblique.
je suis à côté de.
Je devais dénouer les fils, tenter de comprendre
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| Flûtes Nasales |
Ambroise Pommier, vous avez quarante-sept ans et avec les aspérités ombrageuses vous signez votre huitième recueil aux éditions de la manufacture éclectique. D'où vous vient ce besoin de creuser encore et toujours ce sillon poétique ?
Marre de la poésie
...enfin le premier ministre a appelé les français à la plus grande vigilance et condamne fermement les agissements de ceux qui voudraient fouler au pied les idéaux républicains. Dans quelques instants, la météo. Mais d'abord quelques mots de poésie, Jean-Michel Geoffroy-Guillaume ?
Oui et bien écoutez Patrick, je me trouve actuellement au marché de la poésie place Saint-Sulpice et l'ambiance est électrique. Les fans ont fait le déplacement en masse. Certains de ces passionnés campent aux abords de la place depuis plus de quarante-huit heures dans l'espoir de pouvoir encourager leur poète favori, l'entendre déclamer quelques phrases ou simplement apercevoir. Je suis ici avec Didier, qui a fait le déplacement depuis Dunkerque.
- Didier, vous êtes venus avec votre famille, c'est important pour vous de pouvoir être là aujourd'hui ?
-Oui, merci. Euh, bonjour à tous les auditeurs. Oui, bien sûr que c'est important. On a failli ne pas pouvoir venir, avec ma femme, mais on s'est dit que c'était important, pour les gosses de pouvoir partager ça aujourd'hui et d'être là, simplement pour ..euh...ben, pour partager ce moment.
-Didier, est-ce qu'il y a un moment que vous attendez plus particulièrement ?
- Ben, comme tout le monde, j'ai envie d'assister à la lecture d'Olivier Cadiot. C'est un classique, je la rate jamais. Il a fait une saison exceptionnelle, avec deux parutions chez POL et je crois qu'on peut dire que c'est des figures comme ça qui donnent envie aux jeunes de se lancer dans la poésie aujourd’hui, ou qui, en tout cas, peuvent porter un message de...de..ben, de poésie quoi, pour tous les français.
-Didier, vous pensez que les jeunes peuvent encore trouver un espoir dans la poésie, malgré toutes les affaires qui ont défrayé la chronique ces derniers mois, je pense aux soupçons de dopage de Charles Pennequin, de malversation de Valérie Rouzeau ou bien sûr à la sextape de Jean-Pierre Siméon ?
- Écoutez, je pense que tout ça, c'est des histoires reprises par des journalistes qui veulent vendre du papier et franchement, la poésie n'en sort pas grandie. Pour tout les amoureux de la poésie, ce qui compte, c'est d'abord le texte.On est venu pour entendre des métaphores, pas des rumeurs. Excusez-moi, on va devoir y aller : je viens de voir passer Jean-Michel Maulpoix.
-Et bien merci, Didier. Vous le voyez, Patrick, l'amour des français pour la poésie ne se dément pas, malgré l'argent et les scandales, les mots-clefs d'aujourd'hui sont le plaisir et le partage.
C'était Jean-Michel Geoffroy-Guillaume et puis, toute la semaine, vous pourrez suivre le marché de la poésie en direct sur notre antenne à quinze heures en direct dans Passion Poésie et dans tous les flash info.
Huit heure quinze, la météo.
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- T'en n'as pas marre d'entendre parler de poésie toute la journée ?
2016, l'année de l'accession à la propriété
J'en ai vraiment marre de marre de marcher dans cette ville, d'en regarder les maisons avec envie. C'est une ville de merde. Précisément le genre d'endroit qui m'a toujours fait horreur. Une banlieue pavillonnaire. Toutes ces maisons sont moches. Elles connotent l'ennui et de basses préoccupations. Elles dissimulent des vies sans joie, des collégiens avides de posséder le dernier Smartphone pour s'intégrer au groupe, des solitudes amères qui vont courir le dimanche pour ne pas voir qu'elles font du surplace, des adolescents middleclass qui affectent de parler comme des lascars des Courtilières, des obèses qui profitent de leurs instants de solitude pour regarder du porno en cachette pendant leurs RTT, des enfants qui sont contents d'aller à l'hypermarché, des chats nourris de croquettes qui chient dans des caisses en plastique, des types en survêtement, qui changent de téléviseur, qui offrent le Goncourt, à qui on offre le Goncourt, des touristes qui ont fait Bali l'été dernier, qui font la Croatie cet été, des cabanons de jardin, des placards à portes coulissantes, des vélos pour enfant roses, des chaussons fantaisie sur un carrelage blanc, des canapés payables en quatre fois sans frais, d'indécentes quantités de jouets toujours plus laids, des voitures tout le long de chaque trottoir et d'autres encore dans des garages, des thuyas, et d'autres formes d'existences plus basses encore.
Mais je voudrais habiter là, moi aussi. Je veux ma place dans cette ville. J'estime y avoir droit. Une petit surface de territoire à moi c'est pas trop demander avec des murs autour, y amasser mes possessions, les disposer, voir venir.
Insolite : il critique les nouveaux philosophes sans citer Deleuze !
Paris :
les habitués du bistrot Le renommé, rue Doudeauville, dans un quartier populaire du XVIIIe arrondissement, ne s'en sont toujours pas remis. La scène a eu lieu ce matin vers 11 heures. Comme chaque matin, les habitués de ce troquet comme il en existe mille dans notre belle capitale, commentaient l'actualité de la vie des idées. les conversations étaient encore hantées par la figure de René Girard, disparu il y a quelque jours, quand soudain la nouvelle est tombée : c'est André Glucksmann qui venait à son tour de trépasser. Aussitôt, les trois clients présents ce matin-là se sont emparés du sujet : André, dit Dédé, rappela son passé Maoïste. Nordine, dit Beau Gosse, évoqua son intransigeance pour les régimes totalitaires. Geneviève, dite Ginou, laissa entendre que si l'importance d'un philosophe se mesurait à son œuvre stricto sensu, il fallait peut-être nuancer certains appréciations louangeuses qu'on venait d'entendre sur le défunt essayiste. Tous les regards se tournèrent alors vers Jean-Pierre, qui devait clore le débat. Sans doute allait-il allait aborder l'engagement atlantiste et sarkoziste du penseur. Tout semblait se passer comme d’habitude, dans une mise en scène fixée de longue date. Quand soudain, à la stupeur générale, Jean-Pierre s'est contenté de critiquer les idées d’André Glucksmann, sans citer une seule fois l'interview donnée par Gilles Deleuze en 1977 !
On ne sait pas ce qui lui a pris, commente Nordine. Pourtant, à chaque fois qu'il faut dire du mal d'un nouveau philosophe, on se contente de réciter ce passage de l'interview de Deleuze, et puis comme ça, c'est fait. On n'a pas besoin de s'emmerder. On est entre nous, de toutes façons. Je ne sais pas ce qui lui a pris, mais il a utilisé tout un tas d'arguments et de raisonnements, explique-t-il. Avant de conclure : c'était gênant.
Gênant, c'est le moins qu'on puisse dire. D'autant plus que la scène a été filmée et que l'intervention de Jean-Pierre a vite fait le tour des réseaux sociaux. La vidéo où il critique les nouveaux philosophes sans citer Deleuze a été vue des milliers de fois en quelques heures, donnant naissance à une foule de vidéos parodiques. On voit ainsi un internaute critiquer Wagner sans citer Debussy, ou un autre critiquer l'intolérance sans citer Voltaire.
Du côté de Jean-Pierre on se défend, en jouant les iconoclastes : Je sais très bien que j'étais sensé citer ce passage, qu'est-ce que vous croyez ? Je m'en sers à chaque fois qu'on commente le bloc-note de BHL ! Mais j'en ai eu marre. J'ai eu envie de mettre un coup de pied dans la fourmilière, de briser le tabou du Deleuzisme ; explique Jean-Pierre qui se dfend pour autant de toute sympathie pour la pensée de Glucksmann.
Je crois qu'il y a une place pour la pensée entre Deleuze et les nouveaux Philosophes, explique-t-il. Il devrait annoncer sous peu la création du mouvement NGND : Ni Glucksmann, Ni Deleuze.
CNL : l'aide à la lecture
Au milieu du succès de l'opération Lire en Short, l'annonce est passée à peu près inaperçue, mais elle pourrait avoir des conséquences importantes. Dès l'automne 2016, le Centre National du Livre (C.N.L.) pourrait expérimenter un nouveau dispositif de soutien au livre : l'aide à la lecture.
Un dispositif habituel mais un cadre élargi
Sur le papier, rien ne différencie ce nouveau dispositif des classiques aides à la traduction, bourse d'aide à l'écriture ou encore subvention à un projet thématique pour les bibliothèques : il s'agira de déposer un dossier justifiant d'un certain niveau de dépense Ces dossiers seront ensuite examinés par une commissions composée de professionnels de toute la chaîne du livre et les dépenses proposées pourront être soutenues de 30% à 90%. Rien de bien neuf. Les habitués de la demande de subvention ne seront pas déstabilisés par le nouveau formulaire.
La nouveauté vient du cadre de ce dispositif, qui a finalement été étendu aux personnes privées. Il sera ainsi possible à tout un chacun de solliciter de la puissance publique une aide financière pour lire un ou plusieurs livres. A titre expérimental, un entrepreneur des Deux-Sèvres (79) a ainsi bénéficié d'une bourse de 1399 euros par mois, pendant six mois, pour lire la totalité des Carnets de Pierre Bergounioux.Il a accepté de revenir sur l’expérience.
«Je suis heureux d'avoir pu bénéficier de ce nouveau dispositif. Ça s'est révélé plus qu'utile à mon projet de lecture. Vous voyez, j'adore vraiment Pierre Bergounioux, et j'avais vraiment envie de lire ses Carnets. Mais franchement, ça fait au moins trois mille pages. Au début, je me suis dit "pas grave, tu en liras un peu tous les soirs, et ce sera lu avant que tu ne t'en aperçoive". Mais il dit toujours la même chose ! Et que je t'étend une lessive, et que je t'écris une malheureuse page, et que je te fais les courses, et que je te pêche trois truites ! Je veux bien lire des gros livres, mais moi aussi, j'ai des lessives à étendre. Et plus encore, j'ai une entreprise à faire tourner. Dans ces conditions, je n'aurais jamais pu parvenir à lire ces bouquins. Mon humeur s'en ressentait. Je fuyais les conversations avec mon épouse. J'avais peur que ça me fasse perdre du temps. J'ai essayé plein de solutions pour me dégager du temps de lecture. J'ai même tenté un congé parental, mais c'était une très mauvaise idée de s'imaginer pouvoir s’occuper d'un môme et lire dans les mêmes journées. Le seul moment où j'ai pu lire un peu, c'est quand mon deuxième était aux urgences. On attend des heures là-dedans ! Mais ça ne suffit pas. J'ai repris le travail. J'en voyais pas le bout. J'allais désespérer.
"J'ai essayé plein de solutions pour me dégager du temps de lecture. "
Et puis, j'ai entendu parler de ce dispositif. C'est un ami poète, qui cherchait une bourse d”écriture et connaît quelqu'un à la commission «lecture, territoires et compétitivité» qui m'en a parlé.J'ai appelé la DRAC. Ils m'ont dit que ça pouvait se faire à titre expérimental et que j'étais le candidat idéal. J'ai déposé le dossier et ça a marché. Concrètement, j”ai pu lire pendant six mois sur des horaires de bureau. Je déposais les mômes à l'école, j'étendais une lessive, un peu de repassage et zou ! je m'avalais cinquante pages d'affilée. A ce rythme là, j'ai eu tot fait de m'enquiller les trois volumes. Et le dimanche, j'étais disponible pour ma famille. Détendu. Et plus cultivé.»
Un dispositif vertueux
De son côté, le président du Centre National du Livre insiste sur le caractère vertueux de ce genre de financements :
«Avant, on avait des dispositifs de subvention pour les auteurs, pour les éditeurs, les traducteurs, les illustrateurs, les libraires et meme les bibliothécaires ! Mais on négligeait une des extrémités de la chaîne du livre. Avec cette nouvelle subvention, on escompte une hausse notable des chiffres de lecture des livres français et étrangers, et franchement on a tous à y gagner»
"Une fois de plus, on aide ceux qui n'en ont pas besoin."
Le son de cloche est un peu moins enthousiaste chez le professeur Massé-Daoulas, économiste, spécialiste du marché du livre
«Ça peut sembler une bonne idée au départ, c'est certain. Et dans une certaine mesure, ça l'est. Quand on pense au nombre de romans offerts à Noël et qui ne sont lus au delà du premier quart que par un dixième des lecteurs, on se dit qu'un tel dispositif était nécessaire. Il faut bien comprendre que la situation a énormément évolué, depuis la seconde guerre mondiale. On avait alors un marché de l'édition où tous les livres étaient écrits par des oisifs privilégiés, des Gide, des Martin du Gard, qui avaient assez de patrimoine pour sacrifier à cette activité de prestige, car leur familles avaient capté une part substantielle de l'excédent de production. C'est une situation bien connue d'oligopole, mais il en allait de même mutatis mutandis pour les lecteurs. Ils formaient, quoique plus nombreux, une caste de privilégiés.Et puis avec la diminution du temps de travail, tout le monde s'est mis à écrire. Le moindre prof de géo voulait parler de son père, de l'Histoire, de l'ineffable... On s'est retrouvé avec des rentrées littéraires à mille titres. Saturation du marché, dévalorisation des titres, report des consommateurs sur les valeurs sûres...on connaît la suite. Le dispositif d'aide à la lecture se propose de briser ce cercle vicieux, mais sans un effort d'application particulier, j'ai peur qu'il ne bénéficie qu'aux plus gros : les Patterson, Mankell et autres Marc Lévy... Une fois de plus, on aide ceux qui n'en ont pas besoin. C'est pourquoi, je préconise une conditionnalité de l'aide, soumise à l'avis de commissions d'experts réparti sur le territoire».
Et pour le numérique ?
Le texte définitif devrait spécifier les conditions d'attribution des aides. Plus de précisions vers la fin du mois d'aout. En attendant, de nombreux passionnés de littérature commencent à affuter leurs argumentaires, tel ce jeune chômeur du Maine-et-Loire qui se propose de lire tous les essais de Philippe Sollers. Le texte, pour l'instant, ne concerne pas le numérique, au grand dam de ce gendarme de la Nièvre qui a déjà pris une année sabbatique pour une lecture comparée du bloc-note de François Mauriac et du Blog de Claro.
Comme un clou de Mithril dans une enclume de beurre : rapport d'activités 2014
On m'a demandé, ce jour-là, alors que j'avais commencé la rédaction depuis un moment déjà, après lecture de ce que j'avais déjà écrit, et sans plus de considération pour l"effort déjà fourni -non que ç'ait été pénible, mais former des phrases, pour peu qu'on y prenne garde, est toujours un effort- on m'a demandé disais-je, avec les meilleures intentions du monde et sans vouloir me heurter, comme on conseille à un cadet de ne pas partir en randonnées avec ces chaussures-là, mais pour être sûr que j'atteigne bien le but que je m'étais fixé en commençant ces phrases, et sans considérer non plus que mon lecteur, celui à qui je destinais ces phrases fût un idiot, un illettré ou simplement un de ceux que l'effort, fût-il minime, rebute, de faire des phrases courtes.
Dans un contexte de fortes mutations, j'ai poursuivi mon activité malgré un contexte budgétaire contraint tout au long de l'exercice 2014. J'ai su mobiliser des énergies nouvelles pour mettre en place des dynamiques structurantes sur l'ensemble du territoire. J'ai renforcé mon dispositif de partenariat, merde de merde, ça sort tout seul, qu'est ce que c'est que ces phrases qui sortent toutes seules, j'ai même pas ouvert la bouche, j'ai même pas pensé ça sort de mes doigts j'en ai sur moi, je pue, il faut que je prenne une douche, que je m'éloigne de ce clavier.
Des.
Phrases.
Courtes.
Considérant qu'il ne m'était pas impossible de remplacer ce point virgule par un point, cette subordonnée par une phrase autonome, que mon lecteur pourrait bien coordonner lui-même tout ce merdier, sans avoir recours aux conjonctions qu'on emploie le plus souvent à cet effet, que la multiplication des incises rendait difficile la lecture et la compréhension de mes phrases pource que lorsqu'on était rendu au bout, on ne pouvait plus même se souvenir de son commencement, et qu'enfin il ne s'agissait là que d'une putain de note administrative, je dois reconnaitre que ce conseil était bon.
J'en ai fait des courtes.
Dans un contexte de fortes mutations, j'ai poursuivi mon activité malgré un contexte budgétaire contraint tout au long de l'exercice 2014. J'ai su mobiliser des énergies nouvelles pour mettre en place des dynamiques structurantes sur l'ensemble du territoire. J'ai renforcé mon dispositif de partenariat, merde de merde, ça sort tout seul, qu'est ce que c'est que ces phrases qui sortent toutes seules, j'ai même pas ouvert la bouche, j'ai même pas pensé ça sort de mes doigts j'en ai sur moi, je pue, il faut que je prenne une douche, que je m'éloigne de ce clavier.
N'écoutant que mon courage, j'ai participé activement à des prouesses et j'ai été force de proposition dans d'intenses révolutions de la beauté. J'ai par ailleurs assuré le pilotage de mes plus sombres errements dans un contexte fortement contraint par le néant absolu et l'effilochement en forte hausse de mes pensées.
Comme un vieux pull.
On peut dire que je n'ai rien fait avec rigueur, autonomie et un grand sens du travail en équipe. D'un point de vue quantitatif, la stagnation de la signification de tout ce merdier est notable. Elle se hisse aux alentours de 0,11% durant l'été et subit un tassement tout au long de l'automne qui l'amène au niveau de l'ensemble de mes jours à la saison froide. Le doute s'accroît également, tout au long de la chaine de production et sur l'ensemble des sites, mais cet accroissement reste difficile à mesurer faute d'indicateur pertinent.
Les perspectives de développement et d'élargissement des marges d'espoir à l'horizon 2016 et pour l'ensemble du projet ne nous permettent actuellement pas de prédire un succès total.
Cette belle petite vie. (petite annonce)
Tu te tenais exactement au centre. Un monde a existé pendant quelques instants ce vendredi 22 mars 2013 et tu te tenais exactement en son centre.
De grands mammifères tout d'abord nous ont accueilli. Nous avons tourné autour. Suivant, scolaires, la spirale qui conduit des protozoaires à la faune des imagiers. Mon fils tenait ma main, écoutait peu mes commentaires, me pressait vers l'éléphant.
La Grande Galerie de l'évolution était vide ou peu s'en faut, c'est à dire que ne s'y trouvaient de vivants que trois vieillards, mon fils, toi et moi. Tous les autres étaient naturalisés. Un silence de cloître, évidemment.
Les galeries étaient baignées d'ombre et nous y tournions, approchant le centre avec lenteur. Un beau parquet comme ça, pensais-je, et ne jamais y laisser jouer le soleil, c'est tout de même dommage. Mon œil cherchait la lumière. Je balayais du regard les Eucaryotes et les gymnospermes et soudain tu te tenais au centre, point de mire et centre irradiant.
Tes joues était rouges et ton épiderme moite. Tes bras étaient occupés de travail, tenus en l'air. Tu étais tellement emplie de toi-même à ce moment que l'humanité entière, autour en contrebas, n'était qu'un tas d'herbes sèches. Ai-je dit que tu te tenais sur un escabeau ? Que trois projecteurs étaient braqués sur toi ? Périodiquement, tu soufflais en ramenant ta mâchoire inférieure en avant pour rejeter une mèche de cheveux qui te tombait sur les yeux. Ton œil bleu ou noir ou vert ne regardai que ta tâche. Ton aisselle promettait un monde de parfums.
Toute la création aboutissait à toi.
Je tournais toujours, autour de toi désormais. Qu'un barbare t'adresse la parole, je l'aurai tué de ma main. Je t'ai regardé autant que j'ai pu. J'ai empli mes yeux de ta sueur, de ta peau, de ton effort. J'ai vécu, pendant quelques minutes une vie entière à tes côtés. Je travaillais, moi-aussi au musée. Nous habitions un petit logis de fonction derrière la galerie des espèces disparues. Trois fois rien : un matelas par terre. des livres, par terre aussi. Une petit réchaud. Une peau d'ours peut-être. Un Albatros suspendu au-dessus du lit. Au matin, tu te jetais à la tâche et je te secondais de mon mieux. Je m'occupais du foyer, conduisait le petit à l'école. Puis j'allais cirer les parquets de la grande galerie de l'évolution où il n'y avait que nous. Et je pouvais à loisir te regarder travailler. Tous les jours.
Mon fils en a eu assez. M'a demandé si on pourrait manger une glace. J'ai quitté à regret cette belle petite vie, comme on sort d'un wagon chaud pour reprendre une marche fatiguée sous la pluie dans la nuit alors que c'est seulement le matin.
A la sortie de la galerie m'attendait un grand cahier, le livre d'or, de la grande galerie de l'évolution. J'ai écrit : "vendredi 22 mars 2013, tu réparais les fesse de la girafe. Je ne t'oublierais jamais."
Nous sommes le 1er mars 2015 et je le répète. Je n'oublierais jamais ces années que nous avons passé dans la grande galerie. Moi penché sur mon balai, te regardant. Toi les bras levés vers les fesses de l'auguste ongulé et toute la création disposée harmonieusement autour de nous, muette.
Trousseau d'articles pour editoriaux :
vends pour cause changement d'activité :
- un marteau pour briser les tabous, un treuil pour lever l'omerta
- un lot de pavés à jeter dans la mare
- des chaussures de sécurité, au cas où les pavés tomberaient, et aussi pour donner un coup de pied dans la fourmilière
- une clef anglaise pour déboulonner la statue du commandeur
- un torchon ignifugé pour les rencontres gouvernement/syndicats
- un ensemble de mobilier de salon (tables basses + trois fauteuils) avec mousquetons et masques à oxygène pour les rencontres au sommet
- le CD-ROM du logiciel de la gauche (fonctionne sous windows Vista)
- une règle à roulettes, pour faire bouger les lignes.
- un aller-retour Paris-Asnières en galère, pour les jours de grève des transports (livré avec un aviron)
Tout ce que je sais
« 1.2. Le monde se décompose en faits. »
Wittgenstein
Les faits, dans leur ensemble, se divisent en deux catégories :
D'une part, ceux qui n'ont pas encore été portés à ma connaissance
et d'autre part, ceux que je connais.
Cette catégorie elle-même se subdivise en deux sous-ensembles :
d'une part il y a les faits qui nourrissent la conversation et d'autre part ceux qu'il vaut mieux passer sous silence, soit 1) parce qu'ils sont connus de tous, soit 2) parce qu'ils sont insignifiants, soit encore 3) parce qu'ils ne me donnent pas le beau rôle.
Parmi les faits qui nourrissent la conversation, il en existe de plusieurs types : ceux qui donnent lieu à un récit à la première personne, ceux qui expliquent ou exposent un état de fait.
Dans la première catégorie entrent mon humeur du moment, l'étrange aventure qui m'est arrivée la semaine dernière dans la petite allée derrière le Lidl, les professeurs les plus marquants de ma scolarité, les prénoms rares et précieux attribués à des enfants de ma connaissance, les moments embarrassants qui se révèlent comiques quand on les raconte après quelques années, les récits de voyage, d'accouchements, résumés de vie de couple désormais achevée, les démêlés avec des supérieurs hiérarchiques, fonctionnaires, commerçants, opérateurs de téléphonie mobile. Tous ces récits forment la matière de la littérature épique contemporaine.
Dans la seconde catégorie, nouvelle division : il y a les faits que j'ai cherché à connaitre, à vérifier et ceux qu'on m'a appris, comme ça, pour le plaisir de la conversation, entre deux verres de Saint-Nicolas de Bourgueil. Pour le dire autrement, il y a les faits que j'ai découverts, inventés même, par exemple en utilisant un moteur de recherche et la phrase "temps de cuisson béchamel" ou "Peut-on mourir si on a bu du liquide vaisselle ?" et d'autre part, les faits que je connais parce que Jean Baptiste me les a appris.
(Vous pouvez remplacer Jean Baptiste par l'ami de votre choix)
Restent encore les faits déduits d'autres faits. Par exemple :
1- J'écoute All that is my own de Nico. Nico est une chanteuse d'origine allemande.
1- J'écoute All that is my own de Nico. Nico est une chanteuse d'origine allemande.
2-1/ Elle a chanté l'hymne national allemand.
2-2/ Elle est morte d'une chute de Vélo.2-1-1 Écrit par Heinrich Heine.
2-2-1 Comme Jean-Edern Hallier.
2-1-2 L'unité Allemande n'a pas été une mince affaire.
2-2-2 Onze enfants nés en France en 2011 ont été prénommés Edern.
2-2-3 Les cyclistes tués sur la route sont principalement des hommes.
2-2-2 Onze enfants nés en France en 2011 ont été prénommés Edern.
2-2-3 Les cyclistes tués sur la route sont principalement des hommes.
Ça se ramifie à l’infini. Et très vite, la lassitude guette. Impossible de faire un graphe, il faut faire rentrer tout ça sous des catégories, ranger tout ça, faire des petits paquets et coller dessus des étiquettes. C'est la seule solution.
Reprenons les catégories les plus précises et les mieux fondées que nous ayons jusqu'à présent : d'une part, ce que je sais grâce à Wikipédia, d'autre part, ce que je sais grâce à Jean Baptiste. Il y en a encore beaucoup trop dans chaque colonne. Comment organiser ce chaos, comment canaliser ce magma indifférencié, cette soupe primordiale, comment entendre la mélodie dans ce tohu-bohu ? De Linné à Mendeleiev, de Dewey à Ranganathan, les taxinomies abondent, mais il leur manque toujours une case.
Voyez par exemple la page de Wikipedia consacrée aux classifications. Elle se donne pour objectif louable de classer les les classifications, de les ranger par thème : (la botanique avec la botanique, la zoologie avec la zoologie, etc), tente une esquisse de classification des types de classifications par modèle d'organisation (alphabétique, chronologique, logique, etc), avant de s'avouer vaincue en regroupant sous la catégorie "autres classifications" les scories informes que son esprit ne peut appréhender. Mais il faut absolument compter avec ce reste, sans quoi la division est fausse. On n'en sort pas. N'en sortira jamais.
Tournons nous vers les grands récits. Les cosmogonies, les Eddas, les vedas et autres encyclopédies chinoises. On y trouve une vision des faits organisée où les vaches sont bien gardées et où chaque chose se tient debout sous le soleil, à sa place.
Mais peut-on croire encore ces contes de bonne femmes ? Peut on classer le souci avec le soleil parce qu'ils sont tous les deux jaunes ? L'aigle avec la pensée, car tous deux s'élèvent ? Les chiens, les chaises et les équations du quatrième degrés sous la rubrique Quadrupèdes ?
L'anthropologie est comme un grand sac : on y fourre tout. Plongez-y la main en aveugle, en cherchant un symbole, vous trouverez toujours ce que vous cherchez : la femme est humide. La mer aussi. La femme saigne. Le sang est salé. La mer aussi. Donc la mer est la femme ou peu s'en faut. Les pensées archaïques, c'est le bordel. Je ne sais pas comment les gens faisaient pour s'y retrouver dans leur savoir. Et à la fin tout est dans tout et vice-versa, comme disait ma grand-mère.
Il faut se rendre à cette évidence que la logique échoue à diviser le monde en parts congrues, que le mythe ou la poésie ne peut jouer ce rôle de bibliothécaire du monde, en ce qu'elle nous dit que toute chose est autre chose. Il faut donc être pragmatique : la classification la plus juste est la plus efficace, la plus opérante. Puisque rien ne tombe juste, rangeons les faits là où ils sont utiles.
Pour moi, c'est tout vu. Depuis que je me suis donné cette ligne de conduite, je n'ai pas été long à trouver l'ordre juste, celui qui pose chaque fait à sa lace sous le soleil et dans la conversation, dans mon paysage mental et à la fin du repas : comme un bouddhiste, mon monde est désormais une roue multicolore.
Seul le Trivial Poursuit permet de ranger avec précision la connaissance de chaque fait là où elle est d'une utilité immédiate : en réponse à une question déterminée aléatoirement. En guise d’expérience, pour mettre à l'épreuve ce mode de classement, je tiens depuis quelque mois un recensement quasi-complet de toutes mes requêtes sur Wikipédia. Cette liste, hétéroclite comme il se doit, puisqu'elle reflète l'état de ma curiosité au fil des jours et des questions qui surgissent, peut être classée en six couleurs : Orange (sports et jeux), Rose (Spectacle), Vert (science et nature), jaune (Histoire et société), Bleu (géographie) et Marron (Arts et lettres). J'ai intitulé "Ce que je sais", un grand tableau Excel qui me permet de constituer au jour le jour un savoir bien organisé. Quand j'aurais fini de lire Wikipedia, je commencerai un catalogage rétrospectif de mes connaissances antérieures à 2014. Après je pourrai mourir.
Ci dessous, un extrait de ce que je sais à ce jour.
Ci dessous, un extrait de ce que je sais à ce jour.
| Fait | catégorie | camembert |
| "Chuck" est un dérivé du prénom "Charles", qui en japonais se dit "Charuru" | arts et lettres | marron |
| Abraxas (ou Abrasax) est une figure démoniaque, symbole de la création. Son nom est une des sources possibles de la formule abracadabra. | arts et lettres | marron |
| Ajantâ est un village indien célèbre pour ses vingt-neuf grottes artificielles sculptées dans du basalte. | histoire et société | jaune |
| Au Québec, les bisounours sont appelés Calinours, pour ne pas évoquer la "bizoune" qui désigne le pénis | spectacle | rose |
| Diomede, roi d'Argos, arrive deuxième de la guerre de Troie pour ce qui est du nombre de victimes. | Arts et lettres | Marron |
| En 2003, le gouvernement Moldave a fait publier un dictionnaire bilingue Moldave-Roumain. | histoire et société | jaune |
| En dix ans, de 2000 à 2010, la ville de Kinshasa a vu sa population augmenter de 3 millions | géographie | bleu |
| Eugénie Cotton, militante et scientifique lauréate du pris Staline, a donné son nom à un cratère vénusien. | Sciences | vert |
| Eupatoria est la ville où débarqua le corps expéditionnaire franco-anglais au début de la guerre de crimée | Histoire et société | jaune |
| Eupatoria, qui donne son nom à une rue de Ménilmontant, est une ville de Crimée, en Ukraine. Elle est nommée en hommage à Eupator, surnom du roi Mithridate. | Geographie | bleu |
| Goulebenèze, le fameux barde saintongeais, s'appelait en réalité Marc-Henri Evariste Poitevin | arts et lettres | marron |
| Iwan Rheon, l'acteur qui joue Ramsay Bolton dans Game of Thrones jouait auparavant Simon dans the Misfits. | arts et lettres | marron |
| Josef Rotblat est le seul scientifique a avoir quitté le projet Manhattan avant la destruction d'Hiroshima. | histoire et société | jaune |
| Kamehameha est le nom de cinq souverains d'Hawaii | Histoire et société | jaune |
| l'académie française attribue régulièrement 55 prix : 1 de cinéma, 6 de poésie, 19 de littérature, 12 d'histoire et 8 de philosophie. | arts et lettres | marron |
| L'Ahnenerbe, division SS consacrée à l'histoire des origines du peuple Aryen, situe celles-ci en Atlantide. | Histoire et société | jaune |
| L'alphabet glagolitique est le plus ancien alphabet slave : il existe en deux versions carrée et ronde. | histoire et société | jaune |
| l'ammoniaque est le nom donné à la solution aqueuse d'ammoniac (NH3) | sciences | vert |
| L'orthographe rouge-gorge(s) est préférée par le Centre national de ressources textuelles et lexicales, mais la Commission internationale des noms français des oiseaux utilise l'orthographe rougegorge(s). | sciences | vert |
| L'une des CocoGirl, de Stéphane Collaro, a épousé un membre du groupe "les forbans" | spectacle | rose |
| L'école normale supérieure a été créée durant la Révolution Française. | Histoire et société | jaune |
| L'écrivain Rémy de Gourmont était défiguré par un lupus. | arts et lettres | marron |
| La charente est un fleuve, pas une rivière. | Geographie | bleu |
| La citerne Basilique se situe à Istanbul. Elle date de 532. sa capacité est de 78000m3. On y trouve des carpes. | géographie | Jaune |
| La commission Internationale de nomenclature zoologique, basée à Londres, comptait 5 membres lors de sa fondation en 1895 : ils sont aujourd'hui 25. | sciences | vert |
| la nébuleuse du hamburger de Gomez est un corps astral en forme de hamburger decouvert par un astronome mexicain | Sciences | Vert |
| La Roche-sur-Yon a changé huit fois de nom en 70 ans. | histoire et société | jaune |
| la ville de Rezé, en Loire Atlantique, fut initialement fondée par les tribus ambilatres et anagnutes. | histoire et société | jaune |
| La-mort-au-juifs est un hameau du Loiret, dont le nom pourrait être une déformation de "la mare aux geais" | Geographie | bleu |
| le coefficient de Gini est un indicateur statistique de la distribution dans une population. Il varie de 0 (égalité parfaite) à 1 (inégalité maximale) | sciences | |
| Le Croult est une rivière de Seine Saint-Denis, qui prend sa source au trou du Diable, à Goussainville. ses affluents sont le Rouillon et la Molette. Tous trois sont enfouis. | géographie | bleu |
| Le grade de Maréchal des logis correspond à celui de sergent dans les régiments de cavalerie, du train, d'artillerie et de gendarmerie. | Histoire et société | jaune |
| le larigot, le gros nasard et la montre espagnole sont des registres de jeu d'orgue | arts et lettres | marron |
| Le méridien de Paris passe à Dunkerque, Amiens, Saint-Denis, Gentilly, Carcassone et Sainte-Marie Lapanouze | Géographie | bleu |
| Le nom de la capitale du Kazakstan, Astana, signifie littéralement "capitale" en kazak. | Geographie | bleu |
| Le syndrôme de Cotard est un délire hypocondriaque qui se traduit fréquemment par l'impression de voir un de ses organes pourrir, se nécroser. Le risque suicidaire y est maximal. | sciences | vert |
| le Zinzolin est une couleur dont la définition a varié au fil des siècles de rouge à bleu en passant par Orange. On y voit aujourd'hui du violet. | Arts et lettres | marron |
| Leiji Matsumoto a donné une version des Nibelungen. Albator y joue un rôle. | arts et lettres | marron |
| Les Calville sont des variétés de pommes | sciences | vert |
| Les Espaces d'Abraxas est un ensemble de logements de Noisy-le-Grand. Stéphanie de Monaco y a situé le clip de sa chanson "ouragan" | arts et lettres | marron |
| les iles Chagos, dans l'océan indien, abritent une base navale américaine, en vertu de quoi les habitants de l'île déportés en 1967, se sont vu refuser le droit de retour sur leur sol natal par la chambre des lords britanique. | géographie | bleu |
| Les mongols craignent le ver géant de Mongolie, ou Olgoï-Khokhoï, soit littéralement : ver à gros intestin | Histoire et société | bleu |
| Mattt Konture est le petit-fils de Georges de la Fouchardière | arts et lettres | Marron |
| Pamela Des Barres, la fameuse groupie, a été la nounou des enfants de Frank Zappa | spectacle | rose |
| Paul Ramadier, premier président du conseil de la 4e république, était surnommé "Ramadan" lors de son passage au ministère du ravitaillement dans l'après-guerre | histoire et société | jaune |
| Richelieu, évèque de Luçon, parle de "l'évèché le plus crotté de France" | géographie | bleu |
| Un fleuve se jette dans la mer, une rivière dans un autre cours d'eau. | géographie | bleu |
| Un rat-de-cave est a la fois une bougie, un agent des douanes et un danseur de bebop | Arts et lettres | Marron |
| un grand dodecicosidodecaedre a 104 faces, 180 arètes et 60 sommets | sciences | vert |
| la balle de sepak takraw est traditionnellement faite de rotin tressé | sports et jeux | orange |
| C'est à tort que l'on prétend qu'un mascaret a emporté Léopoldine, la fille de Victor Hugo. Le coefficient de la pleine mer du jour du drame, n'était que de 45, une valeur beaucoup trop faible pour permettre un mascaret | Arts et lettres | marron |
| Le plus puissant mascaret du monde (une vague de près de 9 mètres de haut remontant la baie à 40 km/h) a lieu dans la baie de Hangzhou et concerne le fleuve Qiantang | géographie | bleu |
| Le soufre est transporté sous forme liquide à une température de 135°C, par des navires appelés soufriers. | sciences | vert |
| Le prélude du Te Deum de Charpentier a été longtemps l'indicatif de la retransmission télévisée du concours de l'Eurovision. Il a été composé pour célébrer la bataille de Steinkerque ou 20000 hommes sont morts | Arts et lettres | marron |
| Un vavasseur est le vassal d'un vassal : sa seigneurie est transmissible, mais pas divisible. | histoire et société | jaune |
| De Christoph Schaffrath, auteur de 72 concertos et 40 sonates pour clavecin entre 1709 et 1763, on ne sait quasiment rien. | arts et lettres | marron |
| Les Cent-Jours ont en réalité duré cent dix jours, du 1er mars au 18 juin 1815. | histoire et société | jaune |
| La devise révolutionnaire "liberté, égalité, fraternité..." comportait dans sa forme initiale cette formule supplémentaire "...ou la mort". | histoire et société | jaune |
| le massicot est une machine à couper le papier, mais aussi un des noms de l'oxyde de plomb (PbO) | sciences | vert |
Cette petite plaisanterie est directement inspirée du livre de Max Frisch l'Homme apparait au Quaternaire, disponible chez les libraires ou dans les bonnes bibliothèques. Je vous interdis formellement de le lire. J'entretiens l'illusion d'un rapport exclusif entre ce livre et moi.L'idée du tableau Excel "Tout ce que je sais" m'a été gracieusement suggérée par Annabelle.
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